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Editorial du pasteur - Juin 2019

  

Jean 13.34, Jésus dit :

« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. »

Il dit ceci alors que le contexte est dramatique : Judas vient de sortir pour le livrer.

Qu’y a-t-il de neuf dans ce commandement ?

C’est le : « comme je », « comme je vous ai aimés » qui est nouveau.

Ainsi, il ne multiplie pas les commandements.

Il ne les efface pas non plus.

Mais, ce seul commandement éclaire tous les autres.

Remarque :

Comme tu le sais, quand deux êtres font alliance il y a une charte (un commandement.)

Autrefois, on coupait les animaux et les deux partis passaient entre les animaux pour dire qu’on ne reviendrait jamais dessus.

Eh bien, dans le cas d’Abraham, Dieu seul passe entre les animaux.

Quelle image de son indéfectible amour !

« Aime ! » :


Quelle loi humaine peut-elle se résumer à ce commandement ?

Quelle loi peut-elle punir pour un manque, une faute d’amour ?

« Aimez-vous les uns les autres. », pourquoi dit-il cela ?

Si cela était facile, il ne l’aurait pas dit.

Mais, s’il le dit, c’est que cela ne va pas de soi !

En effet, aux jours après la Résurrection, Thomas, Pierre, Marie de Magdala, les pèlerins d’Emmaüs, sont tous en mauvais état :

Thomas ne croit pas les dix.

Les disciples ne croient pas non plus les femmes.

Aimer qui ?

Jésus ne dit pas : « Aimez les autres ! »

Il dit : « Aimez-vous les uns les autres. »

Pourquoi ?

Parce que : qui peut le plus peut le moins !

Si tu aimes ton frère chrétien qui est là à côté, tu pourras aimer tous les autres !

En effet : « Comment dis-tu j’aime Dieu que tu ne vois pas, si tu n’aimes pas ton prochain ? »

Quelle sera la référence ?

Est-ce que l’autre t’aimera de la même façon en retour ?

Non.

La base n’est donc pas la réciprocité.

Mais, la référence est Son Amour !

Autre remarque, ce commandement est connu :

« Tu aimeras le prochain comme toi-même. »

Mais il devient non plus « comme toi-même », mais « comme Jésus ! »

Ainsi quel est le signe distinctif, le signe ostentatoire du chrétien contre lequel on ne peut rien ?

C’est l’amour.

Un peu avant, Jésus dit :

« Là où je vais, vous ne pouvez venir. »

Il annonce son départ et son nouveau mode de présence.

Dieu, je ne le vois pas mais j’en vois les traces.

Un catholique écrit :

« Jean ici ne raconte pas l’eucharistie.

Mais, pour lui, l’Amour est signe de la présence réelle du Christ. »

C’est fort !

Il faut en effet le croire :

Crois-tu que Ses ressources habitent en toi ?

Crois-tu que tu as désormais des capacités d’amour insoupçonnées ?

Oui, je le crois.

Qu’est-ce donc qui fait la différence ?

Ce n’est pas ta lecture assidue, ta fréquentation régulière l’église.

Les pharisiens le font aussi !

Non, mais c’est ta façon d’aimer !

« Comme Jésus », aimer ne consiste donc pas en une émotion passagère :

C’est un choix.

Oui. Et, s’il n’est pas là, tu bâtis sur le sable :

Activisme, moulin à vent, … et autres airains qui retentissent !

Certes, aimer ce n’est pas faire la charité de temps en temps.

Mais, c’est au contraire un état d’être qui correspond à la nature même de Dieu.

Aimer, encore, ce n’est pas transformer ton ennemi en ami.

C’est pour toi impossible.

Mais aimer, c’est vivre Dieu.

Je reproduis ici un commentaire :

« Tout ce que vous pouvez inventer de structures, de lois, nous dit Jésus, n’a d’importance que dans la mesure où cela vous permet de rendre plus visible, comme je l’ai fait moi-même, l’amour que mon Père a pour votre monde.

Autrement, c’est inutile et vous ne devez  pas vous y soumettre aveuglément :

Vous devez au contraire vous en libérer comme d’un esclavage. »

Jésus dit : « comme je vous ai aimés. »

Quel exemple me donne-t-il ?

Aimer, c’est vouloir que l’autre soit !

Jésus ne fait pas de reproche.

Mais, il aide chacun à réfléchir à sa situation.

« Eh, les enfants, n’avez-vous rien à manger ? »

« Donnez-leur vous-mêmes à manger ! »

Aimer à sa façon, c’est donner à manger : c’est nourrir par des paroles édifiantes.

Aimer, c’est rendre visible l’amour du Père.

Cela, bien sûr, passe par des petits riens :

L’hospitalité, un verre d’eau, etc.

L’amour s’exprime surtout dans le respect et dans la liberté.

Ainsi pouvoir entrer et sortir de ta chambre, c’est encore un signe de liberté !

Jésus, qui apparaît quand il veut, te dis pourtant :

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe ! »

Attention donc à la dictature de l’amour, à la manipulation affective.

Par exemple obliger quelqu’un à parler, ce n’est pas lui manifester de l’amour !

Comment définir le Seigneur ?

Dieu est amour et vérité.

Chemin rugueux de vérité et de liberté :

Il me faut le courage de l’amour et de la vérité !

J’ai donc besoin d’apprendre à communiquer sans violence.

J’ai besoin d’apprendre à m’affirmer.

Comme le dit quelqu’un :

« C’est aussi fraternel que de savoir dire non ! »

Il n’est pourtant pas question de ressasser, de revenir sans cesse sur le passé.

Jésus ne le fait pas.

Il suffit « juste » de se dire les choses et d’avancer.

Jésus dit :

« Je vous donne un commandement nouveau. »

Est-ce pour moi un fardeau ?

N’est-ce pas plutôt une nouvelle façon de vivre ?

En effet, c’est tout un programme d’être, de devenir … et parfois même d’agir !

Je te propose donc cette formule :

Aimer, c’est se reposer en Dieu !

Aimer comme lui, ce n’est pas non plus aller sur la croix !

Mais, c’est puiser comme lui mes racines en Dieu.

Comme un arbre planté près d’un courant d’eau : en profondeur, pas en largeur … comme un moulin qui brasse de l’air !

« Aime ! » :

Et, cela est donné.

Car : ce que Dieu ordonne, il le donne.

En effet, c’est lui qui me donne l’amour, qui me donne d’accepter les croix.

Il me rend capable d’aimer !

Et, c’est une transformation : transfiguré par l’amour !

Jésus dit :

« Aimez vos ennemis.

Vous donc serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Et, c’est une perfection dans l’amour !

Jean écrit :

« Personne n’a vu Dieu.

Or si tu aimes, Dieu demeure en toi. »

Quelle merveille !

Je vis l’Amour signifie : Dieu en moi.

Et même l’amour sublime le temps ! Puisqu’il n’a pas de fin.

Ainsi, pour être comme Lui repose-toi en Dieu.

Fais ce que la Bible, l’Esprit, te disent et attends tout de Dieu : la vraie nourriture !

Bref, l’amour correspond à un état : un repos, un calme intérieur.


C’est ce qu’exprime Jean quinze dans la parabole de la vigne.

Ainsi, au cœur de son testament, Jésus te livre l’essentiel : « le sarment attaché, … demeurer. »

Comme tu le sais, une vigne nécessite beaucoup de soins.

La vigne, c’est Israël.

Mais ici, Jésus affirme :

« Moi, je suis la vigne. »

Ainsi, au cœur du monde, Dieu a planté une vigne, un cep, une source.

Oui, Jésus n’est pas un sage des temps passés.

Il est le cep :

Jésus médiateur est l’arbre de vie sur lequel je me greffe.

Ayant racine, je porterai du fruit !

« Demeurer dans mon amour. » :

Ainsi, être chrétien ce n’est pas d’abord un faire.

Mais, c’est un être avec.

C’est de cette façon que Jésus m’apprend à vivre en Dieu, en son amour.

En effet, la foi est relation : entretien.

Et, l’amour m’est infusé.

Grâce à cette sève divine, je suis plein de vitalité !

Oui, Il le veut ! Pour embraser toute la terre !

Par conséquent, en résumé, tu as une vigne : Jésus ; un cep : Jésus ; et ce cep est tellement costaud que tous les sarments sont attachés dessus.

C’est pourquoi, comme le dit quelqu’un, la prière n’est autre que l’appel du sarment au cep.

Tu pries au Nom de Jésus, car c’est de lui que tu reçois toute l’énergie !

Il y a encore une particularité qu’il me faut relever, c’est que l’amour ne peut pas se garder pour soi !

C’est comme, par exemple, un beau paysage :

Tu as besoin de le partager.

Par conséquent, voici l’amour chrétien :

Dieu aime en moi.

De la sorte, Jésus me choisit pour répandre son amour.

Il prolonge son œuvre à travers les sarments !

Par conséquent, obligation t’est faite de fructifier !

« Et pour que votre fruit demeure » :

Quel est ce fruit qui demeure ?

Evidemment, c’est l’amour qui perdure après ma mort.

« Demeurez en moi, dit Jésus.

C'est-à-dire : que ma parole, ma pensée, mon amour, demeurent en vous ! »

Cela est vraiment très fort.

C’est, en effet, aussi puissant que le « Shema Israël. »

Car, par ce seul commandement Jésus remplace tous les autres !

L’originalité du christianisme est donc que l’amour est un commandement, un « tu dois. »

Avec cette particularité « sans moi vous ne pouvez rien faire » que la bonne volonté ne suffit pas !

Je reproduis ici une citation :

« Aimer avec clarté est le but de la vie. »

Oui, aimer avec discernement est le but de l’existence !

Jésus dit :

« Je ne vous appelle pas serviteurs.

Je vous appelle amis. »

Ainsi, il te considère comme un ami.

Or, à qui s’adresse-t-il ?

Il le dit à ceux qui vont l’abandonner !

Mais, il faudra cependant qu’ils croient envers et contre tout le mal qu’ils pourront penser d’eux-mêmes qu’ils sont les bien-aimés de Dieu !

En effet, un sarment qui est coupé n’empêche pas la sève de couler !

Ce n’est pas parce que, pour un temps, tu cesses de t’abreuver que la source cesse de couler.

Tout ceci me parle de la Grâce de Dieu !

L’amour est donc à recevoir, … à vivre pour donner.

La foi est accueil avant d’être activité !

Et, tout à coup, apparaît le mot joie : une joie parfaite !

Jésus, en effet, est tout heureux de révéler cela à ses amis.

Son secret, son testament pour les intimes, le voici :

Aimer est le secret de la joie.

Tu es donc très loin d’une foi rabat joie !

N’est-ce pas ?

Question :

N’es-tu pas assez heureux ?

Eh bien, c’est sans doute parce que tu ne sais pas aimer assez !

Et puis cette joie, personne ne pourra te l’enlever : promesse du Seigneur !

Par conséquent, la seule bonne œuvre que tu puisses accomplir (si bonnes œuvres il y a), c’est d’aimer.

Et encore, … c’est donné !

Amen.